La Fédération Française d’Addictologie lance un état des lieux national sur les pratiques concernant les opioïdes et la substitution afin de mieux comprendre ce qui se passe sur le terrain. Participer à l’enquête R.E.P.O.S. permet d’alimenter des actions concrètes en matière de formation et d’outils pratiques pour améliorer la prise en charge des usages et des comorbidités associées.
Sommaire
À quoi sert concrètement cette enquête nationale
Il ne s’agit pas d’un simple recensement statistique mais d’une photographie des pratiques, des difficultés quotidiennes et des besoins identifiés par les professionnels. Les informations recueillies servent à repérer les points de blocage dans l’organisation des prises en charge, à identifier des priorités de formation et à formuler des propositions issues du terrain. Les résultats alimenteront notamment les travaux préparatoires des prochaines Journées Inter-Associatives de la FFA en 2026.

Qui devrait consacrer du temps à remplir le questionnaire ?
Quelle que soit votre formation ou votre façon d’intervenir — médecin, infirmier, intervenant en réduction des risques, travailleur social, éducateur spécialisé, association — vos observations comptent. L’enquête vise à recueillir des retours variés sur les dispositifs de substitution, la coordination entre acteurs et la prise en charge des comorbidités. Plus la diversité des répondants est grande, plus l’état des lieux sera fidèle à la réalité du terrain.
Comment remplir le questionnaire efficacement ?
Le formulaire est volontairement détaillé pour capter les nuances des pratiques ; il est possible de le compléter en plusieurs sessions. Pour optimiser votre temps et la qualité des réponses, voici quelques recommandations pratiques :

- Préparez les éléments concrets avant de commencer, par exemple procédures locales, types de substitution utilisés et modes d’articulation avec d’autres services.
- Coordonnez-vous avec vos collègues si les réponses doivent refléter une organisation d’équipe plutôt que votre expérience personnelle seule.
- Profitez de la fonction d’enregistrement pour reprendre le questionnaire ultérieurement sans perdre vos saisies.
- Répondez avec transparence sur les difficultés rencontrées : évoquer les limites et les besoins permet d’orienter des actions adaptées.
- Si un item vous semble ambigu, notez-le plutôt que d’éluder la question ; ces remarques qualitatives sont précieuses pour l’analyse.
Quels écueils éviter lors de la saisie ?
Parmi les erreurs fréquentes observées lors d’enquêtes similaires, on trouve des réponses trop générales qui ne rendent pas compte des contextes locaux, des saisies réalisées de façon isolée sans concertation avec l’équipe, ou des champs laissés vides par manque de documents préparatoires. Évitez également de confondre vos impressions personnelles et les données issues de votre structure : précisez toujours la référence (pratique individuelle, protocole local, situation départementale).
Quelles suites attendre après votre participation ?
Les contributions serviront à élaborer des actions ciblées pour le terrain. Concrètement, la FFA prévoit d’utiliser le matériau recueilli pour proposer des offres de formation adaptées et produire des fiches pratiques destinées à faciliter la prise en charge des troubles liés aux opioïdes et des comorbidités. Les retours permettront aussi de formuler des recommandations et des pistes d’amélioration pour l’articulation entre dispositifs.
Comment valoriser la participation de votre structure ?
Faire remonter des réponses collectives augmente la représentativité et la force des propositions. Si vous souhaitez que votre établissement soit visible dans les retours, organisez une synthèse interne avant de saisir les éléments dans le questionnaire. Même sans formaliser cette identification, les informations anonymisées contribuent à un état des lieux plus riche et mieux calibré.
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Rédacteur spécialisé en santé mentale et psychologie, Malik aide les lecteurs à mieux comprendre et gérer les défis émotionnels et psychologiques du quotidien.
